Dans la presse : “Du jetable à une économie responsable”

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Le journal Ouest-France a publié le 29 novembre un compte-rendu de la conférence-débat que nous avions organisée le 26 novembre sur l’obsolescence programmée et l’économie circulaire (Lire ici et ici).

http://www.ouest-france.fr/du-jetable-une-economie-responsable-3017059

Du jetable à une économie responsable

Mercredi, c’est devant une salle comble que la CSF (Confédération syndicale des familles) et les ateliers écolo-citoyens ont tenu une conférence-débat sur le thème de l’obsolescence programmée. De quoi s’agit-il ? D’un stratagème par lequel un bien voit sa durée de vie réduite dès sa conception, limitant ainsi sa durée d’usage pour des raisons de modèle économique. En exemple, un reportage d’Arte a été projeté aux convives : soit comment l’industrie du bas en nylon a tout d’abord conçu des bas d’une extraordinaire solidité pour ensuite les rendre beaucoup plus fragiles donc jetables rendant ainsi leur achat plus fréquent et créant une dynamique économique (emplois).

Lionel Desmeaux, gérant de la société Clic Micro qui répare les outils informatiques au Petit-Chantilly, était là pour enrichir le débat : « On a du mal à trouver les pièces. Les fabricants veulent garder leur SAV. On arrive vite à des modèles où il est plus intéressant d’en acheter un neuf plutôt que de le réparer. Les fabricants répondent à la demande : produits pas chers, durée de vie plus courte. » C’est ce qu’on appelle l’économie linéaire.

Mais cette consommation du jetable est-elle une fatalité ? Pas si sûr. Il existe une solution déjà présente dans notre région : l’économie circulaire. Cette dernière propose de transformer les déchets en matière première réutilisée pour la conception de nouveaux produits. C’est le cas avec Envie 44 qui est une société employant des adultes en réinsertion professionnelle et qui propose de l’électroménager d’occasion garanti. On peut également citer l’auto-partage avec Marguerite, les ressourceries de l’île à Nantes ou bien les « repair-cafés », ces ateliers solidaires où l’on répare tous les objets mais où l’on transmet surtout un savoir-faire. Autant d’initiatives qui permettent au consommateur de s’y retrouver un peu plus.